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La stigmergie, l'espace et l'addiction

  • 14 juin
  • 1 min de lecture

Toute addiction est liée à une spatialité (et une temporalité).

Où sont cachées les bouteilles ? Où se trouvent les pharmacies qui vont accepter de vendre cette énième boite de médicament ? Où est-il possible de faire la pause cigarette ? etc.


La stigmergie, c’est le « processus selon lequel une trace laissée par une action dans l’environnement influence les actions successives »

Par exemple, la personne addict à l’alcool se lève le matin, voit le verre vide laissé au sol la veille, ce qui déclenche l’envie de boire.

La stigmergie entretien donc la pathologie par la mémoire, et la répétition des gestes.


Maurizio Frisina observe d’ailleurs que « beaucoup de patients en rétablissement témoignent d’un désir de modifier leur espace de vie […], c’est comme s’ils voulaient que l'espace soit le miroir exterieur d’un changement interne et que l’enchaïenement des rituels soit cassé dans sa spatialité ».


Modifier son espace dans le cadre d’un rétablissement, permet de « bouleverser les gestes pour qu’ils perdent leur mémoire » et « explorer, pour se réapproprier l’espace et sa propre vie »


Est-ce qu’archis et psys n’ont donc pas tout intérêt à travailler main dans la main ?


(Tout cela, ce n’est pas moi qui le dit, c’est Maurizio Frisina, psychologue et psychothérapeute  qui étudie la question de l’espace et qui l’a théorisé dans son essai paru en 2025)


Source : L’espace en thérapie, une vision systémique, Maurizio Frisina, 2025

 
 
 

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